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Histoire

Pinocchio

30 min7-9 ans

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Voici le début de l'histoire. L'histoire complète se trouve dans l'application Sonacast.

L'histoire

Introduction

Imaginez un morceau de bois ordinaire. Mais attendez! Ce n'est pas n'importe quel morceau de bois. Il peut parler, rire, et même pleurer! Aujourd'hui, nous allons découvrir l'incroyable histoire de Pinocchio, une petite marionnette en bois qui rêve de devenir un vrai petit garçon. Préparez-vous pour une aventure pleine de magie, de rires, et de leçons amusantes. Bienvenue dans le monde merveilleux de Pinocchio!

La Naissance d'une Marionnette

Dans un petit village, vivait un vieux menuisier au cœur tendre, nommé Geppetto. Il était un peu seul et rêvait plus que tout d'avoir un enfant pour égayer sa petite maison. Un jour, alors qu'il cherchait un beau morceau de bois pour sculpter, il trouva une bûche vraiment très spéciale. Ce n'était pas n'importe quel bois; quand il la toucha, elle sembla frissonner et même faire un petit bruit! Geppetto pensa: « Je vais en faire une belle marionnette, un petit garçon en bois, qui pourra me tenir compagnie. » Alors, avec beaucoup d'amour et de délicatesse, il commença à la tailler. D'abord, il sculpta une tête avec des yeux vifs, un nez rigolo et une bouche souriante. Puis, il ajouta un corps, de petites jambes et des bras agiles. Quand il eut fini le nez, oh surprise! Le petit nez s'allongea d'un coup! Geppetto fut très étonné. Mais le plus incroyable arriva quand il termina les pieds: la marionnette se mit à bouger! Elle ouvrit les yeux, puis elle se mit à sourire et même à parler! « Bonjour, Papa Geppetto! » dit la petite marionnette d'une voix joyeuse. Geppetto, les larmes aux yeux, l'appela Pinocchio. C'était la naissance d'un ami, d'un fils... mais aussi d'un petit garçon très, très curieux et un peu turbulent! Il allait vivre des aventures extraordinaires, mais ça, c'est pour une autre fois.

Le Grillon Parlant et la Tentation

Pinocchio, dès qu'il fut sur ses pieds, ne tint pas en place. Il gigotait, sautillait, courait partout dans la petite maison. Geppetto, le pauvre menuisier, essayait bien de lui apprendre les bonnes manières, mais Pinocchio était plein d'une énergie incroyable! Il voulait tout voir, tout toucher, tout découvrir! Un soir, alors que Geppetto était fatigué, Pinocchio, lui, s'ennuyait déjà. "Hmm, et si j'allais voir ce qu'il y a dehors?", pensa-t-il, avec une petite étincelle de malice dans les yeux. Mais avant qu'il n'ait eu le temps de faire un pas vers la porte, une petite voix très, très douce se fit entendre. "Pinocchio," dit la voix. Pinocchio regarda autour de lui. Personne. "Qui a parlé?" demanda-t-il. "C'est moi, le Grillon Parlant," répondit la voix. Et là, d'un petit trou dans le mur, sortit un minuscule grillon, tout vert, avec de grands yeux brillants. Il avait l'air très sage. "Oh! Un grillon qui parle!" s'exclama Pinocchio, un peu surpris. "Tu sais parler?" "Oui, je suis le Grillon Parlant, et j'habite ici depuis plus de cent ans," expliqua le petit grillon. "J'ai vu bien des choses. Et je dois te dire quelque chose d'important, Pinocchio." Pinocchio, curieux malgré lui, s'approcha. "Quoi donc?" "Écoute-moi bien, Pinocchio," commença le Grillon. "Pour être un bon petit garçon, il faut obéir à son papa, aller à l'école et toujours dire la vérité. Si tu ne travailles pas, si tu ne fais que des bêtises, tu ne deviendras jamais un vrai petit garçon en chair et en os. Tu resteras une simple marionnette de bois." Pinocchio fit la moue. Il n'aimait pas trop qu'on lui dise quoi faire. "Moi, je veux m'amuser! Je ne veux pas aller à l'école ni travailler! Je veux courir et jouer toute la journée!" Le Grillon soupira. "Mais sans apprendre, sans savoir, sans travailler, comment vivras-tu? Chaque personne doit avoir un métier, Pinocchio, pour pouvoir manger et s'occuper d'elle-même." "Pfff! Moi, je trouverai toujours quelque chose à manger," répondit Pinocchio avec arrogance. "Je ne veux pas écouter tes conseils ennuyeux!" Le Grillon, le regarda avec tristesse. "Écoute-moi, Pinocchio. Je te donne un conseil d'ami. Les enfants qui n'écoutent pas leurs parents finissent souvent par avoir des ennuis. Et ceux qui ne veulent pas apprendre finissent par regretter leur choix." Mais Pinocchio n'avait aucune envie d'écouter. Il était trop pressé de sortir, de voir le monde. "Je ne veux pas de tes sermons, vieux grillon! Laisse-moi tranquille!" Et, d'un geste brusque, il chassa le Grillon du mur. Le pauvre Grillon Parlant disparut dans son petit trou, le cœur lourd. Libre de ses mouvements, Pinocchio se sentit léger et rempli d'une joie toute neuve. "Maintenant, je vais explorer le monde!" pensa-t-il. Il ouvrit la porte et s'apprêtait à s'élancer dehors, vers l'inconnu, et peut-être, vers les premières tentations...

Le Théâtre de Marionnettes et Mangefeu

Pinocchio, le cœur battant, fit un pas... puis deux... puis trois! Ses petites jambes de bois le portaient avec une énergie nouvelle. Le monde au-delà de l'atelier de Geppetto s'ouvrait à lui pour la première fois. Il trottina dans les rues animées, un spectacle vibrant. Des marchands vantaient leurs produits, des enfants riaient, et des charrettes faisaient "clac-clac" sur les pavés. Pinocchio absorbait chaque son, chaque couleur. Tout était nouveau, tout était fascinant! Son regard fut attiré par une affiche colorée de marionnettes dansantes. "Un théâtre de marionnettes!" pensa-t-il. Entendant une joyeuse musique et des rires d'enfants s'échapper d'un bâtiment proche, Pinocchio, oubliant Geppetto, suivit le son. Il arriva devant une grande tente rayée, bondée. Sans un sou, Pinocchio se demanda comment entrer. Il repéra une porte ouverte à l'arrière, réservée aux artistes. Ni une, ni deux, il se faufila discrètement. Dans les coulisses, derrière la scène, il observa, les yeux écarquillés, les marionnettes s'animer. Arlequin, Colombine, Polichinelle, toutes de bois comme lui, mais dirigées par des ficelles. Pinocchio se sentit tout à coup moins seul. La pièce battait son plein. Les marionnettes dansaient et chantaient. Pinocchio, emporté par l'enthousiasme, ne put résister. Il fit un grand bond et sauta sur la scène! D'un coup, tout s'arrêta. Les autres marionnettes, surprises, cessèrent de bouger. Le public, d'abord étonné, éclata de rire. C'était une marionnette sans ficelles! Elle bougeait toute seule! Les acteurs en coulisses étaient furieux. "Mais d'où sort cette marionnette insolente?" gronda une voix profonde. Pinocchio se retourna et vit alors Mangefeu, le directeur du théâtre. Mangefeu était un géant à la barbe noire comme la nuit, et à la moustache si longue qu'elle touchait presque le sol. Il avait des yeux rouges et un visage sévère. Il faisait peur, très peur! "Toi! Petite marionnette sans ficelles!" rugit Mangefeu. "Tu as gâché mon spectacle!" Pinocchio, les jambes en bois toutes molles, ne savait plus où se mettre. Mangefeu, furieux, le saisit par le bras. "Ce soir," déclara Mangefeu à ses marionnettes, "nous allons faire rôtir un mouton. Il me faut du bois pour le feu. Cette petite marionnette fera une excellente bûche!" Pinocchio sentit son petit cœur de bois s'arrêter. Brûler? Lui? C'était horrible! Des larmes commencèrent à couler sur ses joues de bois. "Non! Non, s'il vous plaît, Monsieur Mangefeu!" sanglota Pinocchio. "Je ne veux pas brûler! Je veux rentrer chez mon papa Geppetto! Il m'attend!" Les autres marionnettes, Arlequin, Colombine, et Polichinelle, regardèrent Pinocchio avec tristesse. Elles avaient pitié du petit pantin. Mangefeu, surpris par la réponse, regarda Pinocchio et ses larmes. Il avait l'air si petit, si effrayé. Et puis, il avait parlé de son "papa". Mangefeu, malgré son apparence féroce, avait un cœur. "Hmm," grommela Mangefeu. "C'est vrai que tu es bien petit pour faire une bûche. Et puis, tu as un papa..." Il hésita. Il avait promis de faire rôtir son mouton et avait besoin de bois. Il regarda les autres marionnettes, son regard s'arrêtant sur Arlequin, qui tremblait de peur. "Très bien!" dit Mangefeu, sa voix adoucie. "Je ne te brûlerai pas, petite marionnette. Mais il me faut une bûche! Dans ce cas... ce sera Arlequin!" Arlequin poussa un cri d'horreur. "Non, Monsieur Mangefeu! Pas moi!" Pinocchio, le cœur rempli d'un immense soulagement, ne pouvait pas laisser faire ça. Il venait d'être sauvé, il ne pouvait pas regarder une autre marionnette être sacrifiée à sa place. "Non, Monsieur Mangefeu!" s'écria Pinocchio. "Ne brûlez pas Arlequin! Il a une famille, lui aussi! Si vous devez brûler quelqu'un, brûlez-moi! C'est ma faute si j'ai gâché votre spectacle!" Les paroles de Pinocchio étonnèrent tout le monde. Une marionnette qui voulait se sacrifier pour une autre? C'était inouï. Mangefeu, lui aussi, fut profondément touché par le courage et la bonté de Pinocchio. Il ne s'attendait pas à ça. Sa grande barbe noire trembla un peu. "Tu es une drôle de petite marionnette," dit Mangefeu. "Un peu insolente, mais avec un grand cœur." Il secoua la tête. "Non, je ne brûlerai personne ce soir. Je n'ai pas besoin de bois après tout. Mon mouton rôtira très bien tout seul." Il lâcha Pinocchio et lui tendit la main, si grande qu'elle cachait presque l'objet qu'il tenait. "Tiens," dit Mangefeu. "Voici cinq pièces d'or. Pour te dédommager d'avoir eu si peur, et pour que tu puisses rentrer chez ton papa. Et promets-moi de ne plus jamais gâcher un spectacle!" Pinocchio prit les pièces d'or. Elles brillaient dans sa petite main. Cinq pièces d'or! C'était une fortune! "Merci, merci, Monsieur Mangefeu!" s'écria Pinocchio. "Je vous le promets! Je vais tout de suite rentrer chez mon papa Geppetto! Avec cet argent, il pourra acheter un nouveau manteau et des outils!" Le cœur léger, rempli de gratitude et d'une joie immense, Pinocchio quitta le théâtre. Il avait cinq pièces d'or dans sa poche et une seule idée en tête: rentrer chez lui pour rendre Geppetto heureux. Il s'imaginait déjà le sourire de son papa. Mais le chemin du retour était semé d'embûches, et de nouvelles tentations l'attendaient au détour du chemin...

Le Chat, le Renard et le Nez qui S'allonge

Pinocchio marchait, le cœur léger, ses cinq pièces d'or tintant joyeusement dans sa petite poche. Il rêvait déjà au sourire de Geppetto, imaginant son papa si heureux avec tout cet argent. Mais le chemin était long et le monde, plein de surprises... bonnes et moins bonnes. Alors qu'il avançait, il rencontra deux drôles de personnages. C'était un chat et un renard. Le chat semblait boiter et le renard faisait semblant d'être aveugle, s'appuyant sur l'épaule de son ami. Ils avaient l'air très malins, avec leurs petits yeux pétillants. Le renard, voyant Pinocchio et ses pièces d'or, eut une idée. Il s'approcha, l'air très amical. "Bonjour, mon brave petit Pinocchio! Où vas-tu si vite avec tes belles pièces d'or?" Pinocchio, fier de ses richesses, leur raconta tout: l'argent de Mangefeu, son désir de rentrer chez Geppetto. Le chat et le renard échangèrent un regard rapide. "Ah!" fit le renard, "Mais savais-tu, cher Pinocchio, qu'il existe un champ merveilleux où l'argent pousse comme des plantes?" Pinocchio, les yeux grands ouverts, secoua la tête. "Non! Où ça?" "C'est le Champ des Miracles!" répondit le chat, d'une voix douce. "Si tu y plantes tes pièces d'or, le lendemain matin, tu trouveras un arbre rempli de milliers de pièces d'or!" Pinocchio ne pouvait pas le croire. Un arbre à pièces d'or! C'était encore mieux que de rentrer tout de suite chez Geppetto. Il pourrait devenir si riche, et son papa aussi! Il oublia toutes les bonnes résolutions qu'il avait prises, oublia même les sages paroles du Grillon Parlant. "Vraiment? C'est vrai?" demanda-t-il. Le renard et le chat hochèrent la tête avec conviction. "Bien sûr! Viens avec nous!" Pinocchio, sans réfléchir davantage, les suivit. Ils marchèrent longtemps, longtemps. La nuit commençait à tomber. Le renard, qui n'était pas si aveugle, et le chat, qui ne boitait pas si fort, proposèrent de s'arrêter dans une auberge. "Nous avons faim!" dirent-ils. Pinocchio, tout excité par l'idée de l'arbre à pièces d'or, accepta. À l'auberge, le chat et le renard commandèrent un festin: des poulets rôtis, des poissons frits, des gâteaux, du vin... et c'est Pinocchio qui paya avec l'une de ses pièces d'or. Pour lui, ils ne commandèrent qu'une petite portion de noix et de pain. Pendant que Pinocchio mangeait tristement ses noix, les deux malfaiteurs dévoraient leurs plats en riant sous cape. Vers minuit, le chat et le renard réveillèrent Pinocchio. "Réveille-toi, petit! Nous partons pour le Champ des Miracles!" Pinocchio se leva en sursaut. Mais au moment de partir, le renard fit semblant d'avoir mal au ventre, et le chat, une patte cassée. "Oh, mon pauvre Pinocchio, nous ne pouvons pas venir avec toi maintenant. Nous te rejoindrons au Champ des Miracles dans quelques heures. Va devant!" Pinocchio, un peu déçu mais toujours confiant, les quitta et continua seul dans la nuit noire. Il ne savait pas que le chat et le renard, juste après son départ, avaient sauté de leur lit et s'étaient précipités pour le précéder sur le chemin. Ils avaient un plan terrible. Pinocchio marchait, le cœur battant d'espoir et d'un peu de peur dans l'obscurité. Soudain, deux grandes ombres apparurent devant lui, menaçantes. C'étaient deux bandits masqués, avec de grands sacs à la main. En fait, c'était le renard et le chat déguisés! "La bourse ou la vie!" crièrent-ils d'une voix rauque. Pinocchio, effrayé, serra ses pièces d'or contre lui. "Non! Je ne vous donnerai pas mon argent! Il est pour Geppetto!" Les bandits essayèrent de lui arracher ses pièces. Pinocchio se débattit de toutes ses forces, mordant la main de l'un des bandits si fort qu'il lui arracha un morceau de patte! Le bandit masqué, qui était le chat, poussa un miaulement de douleur. Pinocchio profita de ce moment pour s'enfuir en courant. Les deux bandits le poursuivirent à travers les champs, à travers les bois. Pinocchio courait si vite que ses petites jambes de bois volaient. Il arriva devant un grand chêne, un arbre immense et très vieux. Il décida d'y grimper pour se cacher. Les bandits, voyant qu'il était trop haut pour l'atteindre, trouvèrent une autre idée cruelle. Ils prirent une corde et firent un nœud coulant. Puis, ils lancèrent la corde autour du cou de Pinocchio et tirèrent. Pinocchio sentit la corde se resserrer. Il ferma les yeux, pensant à son cher Geppetto. Il allait mourir. Mais juste à ce moment-là, une lumière bleue apparut dans le ciel! C'était une magnifique fée, avec de longs cheveux bleus, qui arrivait sur une chèvre blanche. Elle avait vu toute la scène. D'un simple mouvement de sa main, elle fit fuir les bandits et libéra Pinocchio de la corde. Pinocchio était sauvé! La gentille fée le ramena dans sa belle maison blanche, où il fut soigné et réconforté. La Fée aux Cheveux Bleus, avec sa voix douce, lui demanda ce qui s'était passé. "Dis-moi, Pinocchio, où sont tes pièces d'or?" Pinocchio, honteux d'avoir été si bête, décida de mentir. "J'ai perdu mes pièces d'or, Madame la Fée, je ne sais pas comment!" À peine avait-il prononcé ces mots que son nez commença à s'allonger, à s'allonger, à s'allonger! Il devint si long qu'il touchait le sol et passait par la porte! Pinocchio, les yeux écarquillés, toucha son nez. Il ne comprenait pas. La Fée sourit gentiment. "Pinocchio, quand tu mens, ton nez s'allonge. C'est la punition des menteurs." Pinocchio pleura. Il était si triste d'avoir menti et d'avoir un nez si long! Il promit à la Fée de toujours dire la vérité à partir de maintenant. Et comme la Fée était très bonne, elle fit revenir son nez à sa taille normale. Pinocchio était soulagé, mais il n'oublierait jamais cette leçon. Dire la vérité, c'était important, très important. Il se sentait enfin en sécurité auprès de la Fée, mais il savait qu'il devait encore retrouver Geppetto, et il avait tant de choses à apprendre...

L'École et le Pays des Jouets

Pinocchio, après cette aventure avec son nez qui s'allongeait, avait compris une chose très importante: dire la vérité, c'était le chemin le plus sûr. La Fée Bleue lui avait promis qu'un jour, s'il était brave, honnête et travailleur, il pourrait devenir un vrai petit garçon. Oh, comme Pinocchio rêvait de cela! Devenir comme tous les autres enfants, avec un vrai cœur qui bat, pour jouer, courir et apprendre! Mais pour cela, il y avait une condition. La Fée lui dit, avec un sourire bienveillant: « Pinocchio, tu dois aller à l'école. Apprendre à lire, écrire, compter, être diligent et écouter tes maîtres. » Pinocchio était prêt à relever ce défi. Pinocchio promit à la Fée qu'il serait le meilleur élève du monde! Il était si excité à l'idée d'aller à l'école, d'apprendre toutes sortes de choses merveilleuses! La Fée, très contente, lui offrit de beaux habits neufs et un abécédaire brillant. Le premier jour d'école fut incroyable! Pinocchio découvrit tant de choses nouvelles: les lettres, les chiffres. Il était fier d'être assis comme tous les autres enfants. Mais la discipline de l'école n'était pas toujours facile pour lui. Très vite, il se laissait distraire. Une mouche, un camarade, un rayon de soleil… Pinocchio avait du mal à se concentrer. Il rêvait d'aventures et de jeux, et les leçons lui semblaient un peu… ennuyeuses. Un jour, alors qu'il se rendait à l'école, Pinocchio rencontra d'autres garçons qui jouaient joyeusement. « Où allez-vous avec tant de joie? » demanda Pinocchio. « Nous allons nous amuser! » répondit l'un d'eux, Mèche. « L'école, c'est pour les petits bébés! Nous, on va au Pays des Jouets! » Le Pays des Jouets? Qu'était-ce que cet endroit magique? Mèche expliqua: « C'est un pays merveilleux! Pas d'école, pas de devoirs, pas de règles! On ne fait que jouer, du matin au soir! Des bonbons, des manèges, des jeux de toutes sortes! On n'a jamais besoin de travailler, juste s'amuser! » Pinocchio fut très, très tenté. Ne pas aller à l'école? Ne faire que jouer? Cela semblait le paradis. Mais la promesse à la Fée… Devenir un vrai petit garçon… Mèche le regarda: « Allez, Pinocchio! Juste pour un jour ou deux! Personne ne le saura! » Pinocchio hésita encore, mais l'idée de jouer sans contrainte était si forte! Il se dit: « Je ne manquerai l'école que pour un petit moment. » Il essaya de se rassurer. Malheureusement, Pinocchio n'avait pas encore appris à résister aux tentations. Il laissa tomber ses livres et courut avec Mèche et les autres. Ils montèrent dans une charrette tirée par de drôles de petits ânes. Le cocher était un homme étrange, grand et gras, qui riait tout le temps, chantait et distribuait des bonbons. Pinocchio se sentait léger et heureux. Il oubliait déjà la Fée, l'école, et même un peu Geppetto. Après un long voyage, la charrette arriva enfin au Pays des Jouets. Et quel spectacle! Partout, des enfants riaient et couraient. Des montagnes de jouets s'élevaient, des carrousels tournaient, des balançoires montaient toujours plus haut! Des vendeurs distribuaient des sucreries à volonté. Des clowns, des musiciens… Personne ne travaillait, personne n'étudiait. C'était un carnaval perpétuel, une fête qui ne finissait jamais! Pinocchio et Mèche se jetèrent dans la mêlée. Ils mangèrent des sucreries jusqu'à en avoir mal au ventre, firent tous les manèges, jouèrent à tous les jeux. Ils riaient, couraient, sautaient! Le temps passait sans qu'ils s'en rendent compte. Un jour, une semaine, un mois… Pinocchio et Mèche vivaient leur rêve d'amusement sans fin. Pinocchio avait complètement oublié l'école, la Fée et sa promesse. Tout ce qui comptait, c'était le jeu, la joie et les bonbons. Son esprit était rempli de rires et de musiques. Un matin, Pinocchio se réveilla et sentit quelque chose d'étrange. Il voulut se gratter l'oreille, mais découvrit que ses oreilles avaient poussé! Elles étaient devenues grandes et poilues, comme celles d'un âne! Il courut vers un miroir et vit son reflet: ses belles petites oreilles de bois avaient disparu, remplacées par deux grandes oreilles d'âne! Mèche se réveilla. « Qu'y a-t-il, Pinocchio? » Pinocchio montra ses oreilles, ses yeux ronds de surprise. « Regarde, Mèche! » Mèche regarda, puis éclata de rire. « Mais c'est très drôle! Tu as des oreilles d'âne! » Puis, Mèche commença à se gratter la tête. « Aïe! Tiens, c'est bizarre… Ma tête me gratte terriblement… » Et sous les yeux ébahis de Pinocchio, les oreilles de Mèche commencèrent, elles aussi, à grandir et à se couvrir de poils! Bientôt, Mèche avait lui aussi de grandes oreilles d'âne! Les deux amis se regardèrent, ne comprenant pas ce qui leur arrivait. La joyeuse musique du Pays des Jouets semblait soudain moins entraînante. Pinocchio sentit une étrange sensation dans son dos. Une petite bosse commençait à pousser. Mèche, en essayant de se lever, trébucha. Ses mains et ses pieds étaient devenus des sabots! Le Pays des Jouets cachait un terrible secret. Tous ces enfants qui ne voulaient jamais travailler se transformaient lentement en ânes! Le mystérieux cocher, celui qui les avait amenés là, était en fait un terrible homme qui attrapait les enfants désobéissants pour les transformer en ânes et les vendre! Pinocchio et Mèche étaient terrifiés. Ils ne voulaient pas devenir des ânes! Ils voulaient redevenir de vrais petits garçons! Pinocchio regrettait amèrement d'avoir désobéi à la Fée. Il regrettait d'avoir abandonné l'école. Il sentait sa peau de bois se tendre, ses membres s'allonger, et il essayait de retenir ses larmes, mais elles coulaient sur son visage, mouillant les grands poils qui poussaient déjà sur ses joues. Le Pays des Jouets n'était plus un paradis. C'était un piège. Un piège doré et sucré, mais un piège quand même. Et la transformation n'était pas terminée. Elle ne faisait que commencer… Qu'allait-il arriver à Pinocchio et à Mèche?

La Transformation en Âne et l'Aventure en Mer

Le soleil se leva sur le Pays des Jouets, mais ce n'était plus un pays joyeux pour Pinocchio et Mèche. Leurs rires s'étaient éteints. Une étrange sensation parcourait leurs corps. Pinocchio sentit ses oreilles s'allonger, devenir poilues et pointues. Elles battaient l'air. Il sentit un bourdonnement dans sa tête.

Retrouvailles et le Vrai Petit Garçon

Les oreilles de Pinocchio continuaient de pousser, de plus en plus grandes, de plus en plus poilues. Son corps tout entier commença à changer. Ses mains devinrent des sabots, ses pieds aussi. Une petite queue touffue apparut derrière lui. Son beau costume de marionnette se transforma en une peau grise et rugueuse. Pinocchio n'était plus une marionnette. Il était devenu un petit âne, tout comme son ami Lumignon. C'était terrible! Les deux amis se regardèrent avec de grands yeux tristes. Ils ne pouvaient plus parler, seulement faire "Hi-han! Hi-han!". Le Maître du Pays des Jouets, qui était en fait un méchant homme, arriva et se mit à rire. Il attrapa Pinocchio et Lumignon par la bride et les emmena. La vie d'âne n'était pas amusante du tout. Pinocchio et Lumignon devaient porter de lourdes charges et travailler toute la journée. Fini les jeux! Fini les blagues! C'était dur et épuisant. Un jour, Pinocchio fut vendu à un monsieur qui dirigeait un cirque. Le Maître du cirque pensait que Pinocchio ferait un excellent âne savant. Il lui apprit des tours, le forçant à sauter et à danser sur ses pattes arrière. Pinocchio était malheureux, mais il devait obéir. Un soir, pendant un spectacle, Pinocchio trébucha et tomba lourdement. Il se blessa la patte. Le Maître du cirque, furieux, décida que Pinocchio n'était plus bon à rien. Il le vendit à un autre homme qui voulait se débarrasser de lui dans la mer pour récupérer sa peau. Le cœur de Pinocchio battait très fort. Il fut jeté dans l'eau glacée. Mais alors qu'il coulait, un miracle se produisit! Des milliers de petits poissons, attirés par le spectacle, s'approchèrent de lui. Ils commencèrent à grignoter sa peau d'âne. Peu à peu, la peau grise disparut, et Pinocchio redevint une marionnette en bois! Il flotta à la surface, libre! Mais la mer était immense et Pinocchio était seul. Il nagea et nagea, cherchant une terre ferme. Il était très fatigué. Soudain, une ombre gigantesque apparut sous l'eau. Une ombre si grande qu'elle cachait le soleil! C'était un monstre marin, une baleine immense, plus grande qu'une montagne! Pinocchio n'eut pas le temps de s'échapper. La baleine ouvrit sa gueule gigantesque et… Pinocchio fut avalé tout rond! À l'intérieur de l'estomac de la baleine, il faisait sombre et humide. Pinocchio était terrifié. "Papa?!" appela-t-il, mais il n'y eut aucune réponse. Il avança à tâtons dans l'obscurité, le cœur serré. Il pensait qu'il était perdu pour toujours. Soudain, au loin, une petite lumière vacillait! Pinocchio, plein d'espoir, courut vers elle. Et là, dans une petite pièce bricolée avec des restes de bateaux et des algues, il vit… un vieil homme! L'homme était assis près d'une petite table, éclairé par une chandelle. Il était maigre et ses vêtements étaient usés, mais Pinocchio reconnut immédiatement son cher papa! "Papa! Papa Geppetto!" s'écria Pinocchio en se jetant dans ses bras. Le vieil homme leva les yeux, les larmes aux yeux. "Pinocchio! Mon petit Pinocchio! C'est vraiment toi? Je t'ai cherché partout! Je t'ai attendu si longtemps!" Geppetto serra son petit Pinocchio très fort. Il ne pouvait pas croire qu'il l'avait retrouvé. Geppetto expliqua qu'il avait été avalé par la même baleine il y a des mois, alors qu'il cherchait Pinocchio en mer. Il avait survécu en mangeant les restes des navires engloutis. Ils étaient tous les deux piégés, mais au moins, ils étaient ensemble. Pinocchio, toujours plein d'idées, dit: "Papa, nous devons nous échapper! Je ne veux pas vivre dans le ventre d'une baleine toute ma vie!" Geppetto était faible, mais il regarda son fils avec fierté. "Comment ferons-nous, mon enfant?" "Nous allons attendre que la baleine dorme", expliqua Pinocchio. "Quand elle ouvre la bouche pour respirer, nous nous faufilerons dehors!" Ils attendirent patiemment. Enfin, ils entendirent un grand ronflement. La baleine dormait profondément, et sa gueule s'ouvrit légèrement. C'était leur chance! Pinocchio prit Geppetto sur son dos. "Accroche-toi fort, Papa!" dit-il. Et il se mit à grimper, grimpant sur la langue de la baleine, puis sur ses grandes dents, jusqu'à l'ouverture. Avec un dernier effort, ils glissèrent hors de la gueule du monstre et tombèrent dans la mer! Pinocchio, avec ses petites jambes de bois, nageait de toutes ses forces, portant son père épuisé. Il nagea pendant des heures, sans jamais se plaindre. Finalement, ils virent une plage lointaine. Ils atteignirent la terre, à bout de forces mais le cœur rempli de bonheur. Geppetto était trop faible pour marcher. Pinocchio le porta jusqu'à une petite cabane abandonnée sur la plage. "Ne t'inquiète pas, Papa", dit Pinocchio. "Je vais m'occuper de toi." Et Pinocchio tint parole. Chaque jour, il allait travailler. Il aidait un fermier en échange d'un verre de lait pour Geppetto. Il tissait des paniers pour les vendre au marché, afin d'acheter de la nourriture. Il s'occupait de son père avec amour et patience. Il n'était plus une marionnette capricieuse, mais un petit garçon courageux et responsable. Un matin, alors que Pinocchio était revenu avec le lait et le pain pour son père, il trouva une belle dame lumineuse dans leur petite cabane. C'était la Fée aux Cheveux Bleus, celle qui l'avait aidé tant de fois! "Pinocchio", dit la Fée, "j'ai vu tous tes efforts. J'ai vu comment tu t'es occupé de ton père, comment tu as travaillé dur sans te plaindre. Tu as montré un cœur bon et généreux. Tu es devenu un vrai petit garçon à l'intérieur." Pinocchio baissa la tête, un peu timide. "J'ai essayé d'être sage, Madame la Fée." La Fée sourit. "Et tu as réussi. Maintenant, il est temps que ton extérieur corresponde à ton intérieur." Pinocchio ne comprit pas tout de suite. La Fée toucha sa tête de bois avec sa baguette magique, et une douce lumière l'enveloppa. Pinocchio sentit une sensation étrange, mais cette fois, ce n'était pas désagréable. C'était chaud et léger. Il sentit son corps devenir plus doux, ses mains plus petites, ses jambes plus souples. Puis, il ferma les yeux. Quand il les rouvrit, il ne vit plus sa cabane, mais une belle chambre, lumineuse et propre. À côté de lui, son vieux lit en bois avait disparu, remplacé par un lit confortable. Il se leva d'un bond et regarda ses mains. Elles n'étaient plus en bois! Elles étaient douces, avec de petits doigts roses. Il regarda ses jambes: elles étaient couvertes d'une culotte neuve et d'une jolie chemise. Il courut vers un miroir et là… il vit un vrai petit garçon! Ses cheveux étaient bruns, ses yeux pétillaient de joie, et il avait un vrai petit nez, pas un nez de bois! "Je suis un vrai petit garçon!" s'écria-t-il, en sautant de joie. "Un vrai petit garçon en chair et en os!" Geppetto se réveilla au bruit et, en voyant Pinocchio, il éclata de rire et de larmes de bonheur. "Mon fils! Mon vrai petit garçon!" La Fée avait disparu, mais elle avait laissé un cadeau: à côté du lit, il y avait un ensemble de beaux vêtements neufs et une petite bourse pleine de pièces d'or. Pinocchio et Geppetto se serrèrent dans les bras. Ils avaient traversé tant d'épreuves, mais maintenant, Pinocchio était devenu ce qu'il avait toujours voulu être: un vrai petit garçon, avec un cœur rempli d'amour et de gentillesse. Ils vécurent ensemble, heureux et contents, pour toujours.

Outro

Merci d'avoir partagé cette belle histoire de Pinocchio avec nous. Nous espérons que vous avez voyagé avec lui, ri et rêvé. N'oubliez pas que chaque journée est une nouvelle aventure! Si vous avez aimé cette histoire, ou si vous avez des idées pour d'autres, n'hésitez pas à en parler à Sonacasts. Nous adorons vous entendre! Et maintenant, continuez à imaginer vos propres mondes magiques. À très bientôt!

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