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Histoire

L'Histoire de Pierre Lapin

15 min7-9 ans

Écouter le début

Voici le début de l'histoire. L'histoire complète se trouve dans l'application Sonacast.

L'histoire

Introduction

Bonjour chers petits amis! Avez-vous déjà fait une bêtise, juste une toute petite, que vos parents vous avaient dit de ne pas faire? Eh bien, aujourd'hui, nous allons découvrir l'histoire d'un petit lapin très espiègle nommé Pierre. Il vivait avec sa maman et ses trois sœurs sous un grand sapin. Mais Pierre, oh Pierre, il avait une idée bien particulière en tête qui allait le mener dans une grande aventure. Écoutez bien, car l'histoire de Pierre Lapin ne fait que commencer!

Début de l'aventure de Pierre Lapin

Alors, Pierre Lapin vivait avec sa maman et ses trois sœurs sages: Flopsie, Mopsie et Queue-de-Coton. Un matin, avant de partir au marché, Maman Lapin leur a donné un avertissement très important. « Mes chers lapinous, » a-t-elle dit, « vous pouvez aller dans les champs, mais ne mettez jamais une patte dans le jardin de Monsieur McGregor! Votre papa y a eu un accident… il a fini en tarte! » Ouh là là! Une histoire bien triste, n'est-ce pas? Les sœurs de Pierre, elles, étaient très obéissantes. Elles ont pris leurs paniers pour cueillir des mûres sur le chemin, comme Maman Lapin l'avait demandé. Mais Pierre… Pierre était différent. Il était plein d'idées, souvent un peu coquines! Il rêvait de quelque chose de croquant et de délicieux qu'il ne trouvait pas dans les champs. Et son regard s'est posé sur la barrière du jardin de Monsieur McGregor! Malgré les mots de sa maman, une étincelle de malice brillait dans ses yeux espiègles. Il a regardé à gauche, puis à droite… Personne! Alors, avec un petit bond, il s'est faufilé sous la barrière, directement dans l'aventure!

La rencontre avec Monsieur McGregor

Pierre est entré dans le jardin! Oh là là! Quel endroit magique et délicieux! Devant lui s'étendaient des rangées de laitues bien vertes, des haricots croquants et des petits pois ronds et doux. Il avait faim, et il avait surtout oublié les sages paroles de sa maman. Ses petites moustaches frétillaient de bonheur. Son petit nez reniflait l'air, rempli de bonnes odeurs de légumes frais. Il n'avait jamais vu autant de nourriture délicieuse réunie au même endroit. C'était bien mieux que n'importe quelle aventure! Il a d'abord grignoté quelques laitues, puis il s'est régalé d'un bon plat de haricots verts. C'était tellement, tellement meilleur que l'herbe un peu sèche de la forêt! Ensuite, il a repéré une rangée de radis. Des radis rouges et piquants! C'était une véritable fête pour ses papilles de lapin gourmand. Il sautillait de joie d'une plante à l'autre, remplissant son petit ventre à toute vitesse. Il pensait pouvoir manger tout ce qu'il voulait, sans aucun problème. Quel petit coquin! Pierre était si occupé à se goinfrer qu'il n'a pas vu le soleil monter dans le ciel, ni entendu le doux chant des oiseaux se transformer en un silence suspect. Il était dans son monde, un monde de carottes juteuses et de choux tendres. Mais soudain, un bruit lourd et des pas résonnèrent juste derrière les choux. Pierre a levé la tête, les oreilles dressées. Et là, devant lui, avec une houe dans une main et un râteau dans l'autre, se tenait… Monsieur McGregor! Oh non! Le terrible Monsieur McGregor en personne! Monsieur McGregor ne cultivait pas son jardin pour les petits lapins coquins. Non, non, non! Il était très fier de ses légumes et il n'aimait pas du tout qu'on vienne les grignoter sans permission. Quand il a vu Pierre, ses yeux se sont arrondis de colère. « Ah, petit voleur! » a-t-il crié d'une voix forte. « C'est toi qui manges mes belles carottes! » Pierre, effrayé, a bondi! Son petit cœur battait la chamade, comme un tambour fou. Il a couru de toutes ses forces, mais Monsieur McGregor était juste derrière lui, agitant sa houe et criant. C'était une vraie course-poursuite! Pierre zigzaguait entre les rangées de petits pois, les fraisiers et les salades. Il sentait le souffle de Monsieur McGregor juste derrière ses petites pattes. Il cherchait un endroit où se cacher, une échappatoire. Les légumes étaient devenus des obstacles géants et le jardin, autrefois si accueillant, était maintenant un labyrinthe de dangers. Il fallait fuir, et vite! Monsieur McGregor ne lâchait rien. Il était déterminé à attraper ce petit lapin gourmand qui s'était permis de visiter son jardin secret. Pierre a glissé, a trébuché, mais il s'est vite relevé. Il devait trouver un moyen de s'échapper de ce jardin avant que Monsieur McGregor ne le rattrape! La grande aventure gourmande s'était transformée en une course folle pour sa survie. Et le chemin de la barrière semblait bien, bien loin…

La fuite et les dangers du jardin

Pierre courait, courait de toutes ses petites forces! Son cœur battait la chamade, comme un petit tambour rapide. Derrière lui, Monsieur McGregor, avec sa grande houe, agitait ses bras et criait: « Attrape-moi ce petit voleur! » Quel effroi! Pierre n'avait jamais couru aussi vite. Ses petites pattes rebondissaient sur la terre molle, ses longues oreilles frétillaient dans le vent. Il ne pensait qu'à s'échapper, loin du terrible jardinier. Sa petite queue blanche, d'habitude si fière, était aplatie de peur. Monsieur McGregor, rapide et très en colère, ne relâchait pas sa poursuite. Pierre, épuisé, sentait ses pattes le brûler et son souffle se faire court. Le jardin, si tentant auparavant, était devenu un lieu hostile. Il devait absolument trouver un abri, vite! Puis, il aperçut une petite porte verte. Une lueur d'espoir. Il priait pour que ce soit un endroit sûr. Il regrettait amèrement d'avoir désobéi à sa maman, lui qui s'était juré de ne plus jamais revenir dans ce jardin s'il s'en sortait. La poursuite continuait, le souffle de Monsieur McGregor presque sur lui. Pierre fonçait, sans savoir où il allait, poussé par l'urgence. Il devait être plus rapide, plus malin. Il devait trouver une issue! Il accéléra, malgré la douleur et son souffle court. Il y était presque. Juste quelques bonds de plus. Il se glissa par la petite porte. Et il disparut. Le jardin de Monsieur McGregor était immense, un labyrinthe terrifiant. Le petit lapin, tout tremblant, se retrouva soudain devant la porte d'une cabane à outils, à peine visible sous un lierre. Sans réfléchir, il se glissa par le petit espace sous la porte, juste à temps. Monsieur McGregor arriva en courant, le visage rouge de colère, mais il était trop grand pour passer. Il frappa à la porte avec sa houe, faisant un grand bruit sourd qui fit sursauter Pierre. À l'intérieur, c'était sombre. Pierre se cacha derrière un grand pot de fleurs renversé. Il pouvait entendre les pas lourds de Monsieur McGregor à l'extérieur, appelant « Pierre Lapin! Où es-tu, garnement? » Pierre retint sa respiration, les yeux ronds. Il vit alors un grand arrosoir en métal. Quelle bonne idée! Vite, il sauta dedans! L'arrosoir était un peu étroit, mais il s'y sentait en sécurité. Il entendit Monsieur McGregor ouvrir la porte de la cabane. « Hmm, où est passé ce petit chenapan? » grommela-t-il, sa voix résonnant. L'ombre du jardinier passa juste au-dessus de l'arrosoir. Le cœur de Pierre battait si fort qu'il pensait que Monsieur McGregor allait l'entendre. Mais le jardinier ne le vit pas. Après quelques instants qui semblèrent une éternité, il referma la porte avec un claquement et s'en alla en soufflant fort. Ouf! Pierre attendit un peu, puis sortit de l'arrosoir. La cabane était silencieuse. Mais la porte était fermée. Pierre regarda autour de lui. Il y avait des étagères remplies d'outils, et tout en haut, une petite fenêtre! Mais elle était bien trop haute. Il vit une brouette verte. Il grimpa dessus, puis sauta sur une caisse en bois. Encore un effort! Il sauta sur une étagère instable. De là, il pouvait atteindre la petite fenêtre! Il essaya de l'ouvrir, mais elle était coincée. Il la poussa avec son museau, puis avec ses petites pattes, encore… Et finalement, avec un petit « clic », la fenêtre s'ouvrit! La liberté! Pierre sauta par la fenêtre, atterrissant dans un parterre de fleurs. Il était de nouveau dehors, mais toujours dans le jardin de Monsieur McGregor, et toujours perdu. Il courut à travers un champ de persil, puis une roseraie, les épines effleurant ses pattes. Il s'enfonça dans un labyrinthe de groseilliers, se perdant encore plus. Pierre était si fatigué. Il avait faim, il avait froid, et il voulait sa maman. Il se sentait si seul et si petit. Il vit alors un petit chat blanc, assis très tranquillement, fixant quelque chose avec ses grands yeux verts. Pierre eut très peur du chat. Il se cacha derrière un grand pot de géranium rouge vif, n'osant pas faire le moindre mouvement. Il resta immobile un long moment. Finalement, le chat bâilla, s'étira et s'éloigna. Ouf! Pierre put enfin respirer. Il continua son chemin, cherchant la grande barrière, mais tous les chemins lui semblaient identiques. Il rencontra une vieille souris portant un petit pois. « Excusez-moi, Madame Souris, » demanda Pierre, « sauriez-vous où est la sortie de ce jardin? » La souris, trop occupée, secoua la tête et trotta, disparaissant dans les buissons. Pierre se sentit découragé, les larmes lui montaient aux yeux. Que faire? Il regarda autour de lui, mais tout se ressemblait. Alors qu'il marchait, il entendit un bruit. « Grrrroum, grrroum! » C'était Monsieur McGregor! Il était en train de désherber un champ d'oignons, juste devant lui, et il l'avait aperçu! « Ah, te voilà, sale petite bête! » cria-t-il, sa voix pleine de rage. La chasse reprit de plus belle! Monsieur McGregor laissa tomber sa houe et courut après Pierre. Pierre, avec un regain d'énergie dû à la peur, fila comme une flèche. Il sauta par-dessus des paniers de légumes, renversa une brouette. Il arriva devant une sorte de grand filet vert. Qu'est-ce que c'était? Il essaya de passer dessous, mais il se coinça! Ses petites pattes s'emmêlèrent dans les mailles. Il tira, il poussa, il gigota de toutes ses forces, les yeux fermés. Il avait si peur! Il entendait Monsieur McGregor approcher, ses pas de plus en plus lourds, de plus en plus proches. Il se débattit et se débattit encore! Il pensait qu'il était perdu. Mais, à force de tirer et de se tordre, il réussit à déchirer une des mailles du filet. Juste assez pour y passer sa tête, puis son corps tout entier! Il était libre du filet! Sa petite veste bleue était accrochée et déchirée, mais il était libre! Il n'avait plus qu'une idée en tête: sortir de ce jardin maudit! Il courut sans s'arrêter, le cœur léger malgré la fatigue. Il passa devant la cabane à outils, un signe! Il était sur le bon chemin. Et puis, au loin, il vit le grand portail blanc! Oh, bonheur! La liberté était à portée de pattes! Monsieur McGregor était toujours derrière lui, hurlant, mais plus lent, plus essoufflé. Pierre, plein d'espoir, puisa dans ses dernières réserves. Il courut encore plus vite, ses petites pattes volaient. Il se glissa sous le portail, juste au moment où Monsieur McGregor tendait la main pour l'attraper. Il était passé! Il était enfin dehors, en sécurité! Il courut sans s'arrêter, traversant le grand champ, et arriva enfin, haletant, devant le grand sapin sous lequel vivait sa maman. Ses vêtements étaient déchirés, il était couvert de terre. Mais il était vivant! Il était enfin de retour chez lui. Quelle aventure! Et quelle leçon! Il avait eu si peur, et il s'était promis qu'il ne retournerait plus jamais dans le jardin de Monsieur McGregor. Ses sœurs avaient mangé sagement. Pierre, lui, n'avait eu que des ennuis, de la peur et de la fatigue. Sa maman avait raison: l'obéissance, c'était la meilleure des protections.

Le retour à la maison et la leçon apprise

Après une très, très longue course, Pierre Lapin n'avait qu'une seule pensée: retrouver son terrier, son doux foyer, et l'abri sûr de sa maman. Ses petites pattes lui faisaient terriblement mal, chaque muscle était endolori et son cœur battait encore la chamade de peur, comme un petit tambour dans sa poitrine. Il était tout mouillé, de la tête aux pieds, et la fraîcheur du soir commençait à le faire grelotter. Il ne s'était jamais senti aussi malheureux, aussi seul et aussi fatigué de toute sa jeune vie de lapinou aventureux. L'aventure, il n'en voulait plus pour l'instant! Il ne voulait que sa maman. Chaque pas était un effort immense. Il trébuchait parfois sur ses propres pattes, les yeux à moitié clos, mais l'image réconfortante de sa maman et la chaleur de leur terrier lui donnaient la force d'avancer. Il traversa les buissons épineux qui semblaient le griffer au passage, se faufila entre les hautes herbes, et chaque feuille froissée lui faisait peur, il sursautait à chaque bruit. Enfin, après ce qui lui sembla une éternité, il aperçut l'entrée de leur terrier, sous la racine noueuse d'un grand sapin. Quel spectacle merveilleux! C'était comme si le trou sombre et frais l'appelait à bras ouverts, promettant sécurité et repos. Il ne se sentait plus très brave, non, il se sentait juste très, très petit, très, très bête d'avoir désobéi, et tellement soulagé d'être enfin de retour. Il se glissa à l'intérieur, le museau baissé, les oreilles tombantes, presque collées à sa tête. Le terrier était chaud et douillet, et il sentait bon le foin frais, la terre humide et les bonnes odeurs de cuisine. Un murmure de voix douces parvint à ses oreilles: c'était sa maman et ses sœurs. Maman Lapin était là, affairée à préparer le dîner sur le petit feu de bois qui crépitait joyeusement. Flopsy, Mopsy et Queue-de-Coton étaient assises sagement sur de petits tabourets en bois, bien propres, en train de savourer un délicieux repas de mûres juteuses et de lait frais. Elles avaient l'air si calmes, si heureuses, si parfaites, avec leurs fourrures lisses et leurs petits tabliers immaculés. Maman Lapin se retourna alors, et son regard se posa sur son petit Pierre. Oh, mon Dieu! Quel désordre! Ce n'était plus le petit lapin coquet du matin. Ses petits vêtements bleus étaient déchirés à plusieurs endroits, maculés de boue et de taches d'herbe. Il y avait de la terre sur son nez et ses joues, et il tremblait un peu, pas seulement de froid, mais aussi de fatigue et de l'émotion. Et son beau gilet bleu avec les boutons dorés? Disparu! 'Pierre, mon chéri! Mais qu'est-ce qui t'est arrivé? Tu es tout mouillé et tout sale! Et où est ton gilet?' demanda sa maman, sa voix pleine de sollicitude, sans une once de colère. Pierre ne put rien dire. Il était trop fatigué, trop honteux pour former un seul mot. Il se contenta de fixer ses petites pattes, une larme silencieuse roulant sur sa joue, mouillant le peu de fourrure propre qu'il lui restait. Maman Lapin, qui connaissait bien ses enfants et lisait dans leurs petits cœurs comme dans un livre ouvert, comprit tout de suite la vérité. 'Tu es allé dans le jardin de Monsieur McGregor, n'est-ce pas, Pierre?' Pierre hocha la tête, les oreilles encore plus basses. Il se sentait si petit, si coupable d'avoir brisé la seule règle importante qu'elle leur avait donnée. Sa maman ne le gronda pas avec colère. Non, elle le prit doucement dans ses bras. Elle sentit sa petite fourrure humide et le serra contre elle. 'Viens, mon petit. Tu as l'air d'avoir eu une terrible aventure. Et je parie que ton petit ventre ne va pas très bien après toutes ces salades volées.' Elle l'emmena près du feu, lui enleva ses vêtements trempés et déchirés, et l'enveloppa dans une couverture chaude et douce qui sentait bon le propre. Elle lui prépara ensuite une tisane de camomille bien chaude dans une petite tasse. 'Bois ça, mon chéri,' dit-elle, soufflant doucement sur la tisane. 'Ça calmera ton petit ventre et t'aidera à dormir. C'est un peu amer, mais c'est bon pour toi.' Pierre but la tisane amère, mais il la but quand même, car il savait que sa maman voulait son bien et qu'elle prenait toujours soin de lui, même quand il était désobéissant. Pendant ce temps, Flopsy, Mopsy et Queue-de-Coton continuaient de manger leurs mûres, sans un bruit, sans une plainte. Elles avaient écouté leur maman, elles étaient restées sur le chemin et dans les champs de leur côté du chemin, jouant à des jeux tranquilles et cueillant de douces baies. Et maintenant, elles étaient récompensées par un bon dîner chaud, une soirée paisible, et la joie d'être bien au chaud et en sécurité. Pierre les regarda, ses yeux encore un peu larmoyants, et pour la première fois, il comprit vraiment la sagesse de leur obéissance. Il avait voulu être plus aventureux, plus audacieux, plus 'grand', mais au lieu de cela, il n'avait récolté que la peur, la fatigue, la faim et une terrible frayeur. Dans son lit douillet, sous sa couverture chaude, bercé par le doux crépitement du feu, Pierre se sentait encore un peu fiévreux. Son ventre gargouillait un peu, sans doute à cause de toutes les radis et des salades qu'il avait mangées à la hâte. Mais surtout, il ressentait une grande leçon, qui s'était imprimée dans son petit cœur avec la force de l'expérience. Il se rappela les paroles de sa maman au début de la journée: 'N'allez pas dans le jardin de Monsieur McGregor, mes chéris. Votre père y a eu un accident.' Il avait pensé que c'était juste une règle ennuyeuse, une interdiction qui le privait de plaisir. Mais maintenant, il savait que c'était une règle faite pour le protéger, une preuve d'amour de sa maman. C'était pour sa sécurité qu'elle avait dit cela. Il pensa à Monsieur McGregor, à la façon dont il l'avait chassé avec son râteau et sa houe. Il pensa aux outils de jardin dangereux, au filet dans lequel il était resté pris, au seau d'eau froid qui l'avait fait éternuer. Il pensa à toutes les fois où il avait cru être un petit lapin malin en se cachant. Mais il n'était pas malin du tout, il était juste incroyablement chanceux d'avoir pu s'échapper. Il avait failli être attrapé! Et tout ça, juste parce qu'il n'avait pas écouté. Il se promit, du fond de son petit cœur de lapin, qu'il écouterait toujours sa maman à partir de maintenant. Plus jamais il ne s'aventurerait là où il ne devait pas. Plus jamais il ne ferait de la peine à sa maman, ni ne se mettrait en danger inutilement pour quelques légumes. La sécurité, le confort de son foyer, la tendresse de sa mère et l'amour de ses sœurs, c'était bien plus précieux que n'importe quelle salade ou n'importe quel radis volé. La paix de l'esprit, c'était la meilleure des saveurs. Les yeux clos, bercé par le crépitement du feu et les doux ronronnements de ses sœurs endormies, Pierre Lapin s'endormit enfin d'un sommeil profond et réparateur. Il rêva de carottes cueillies dans son propre jardin, de lait chaud et de l'odeur rassurante de sa maman. Son aventure dans le jardin de Monsieur McGregor était terminée, mais la leçon qu'il avait apprise resterait gravée dans sa petite mémoire de lapin pour toujours. Parfois, les règles sont là pour nous protéger, même si elles nous semblent ennuyeuses au début. Et l'amour d'une maman est le meilleur des abris.

Au revoir

Merci beaucoup de nous avoir rejoints pour cette aventure de Pierre Lapin! Nous espérons que son histoire t'a fait rêver et sourire. Dis à tes parents de laisser un petit mot à Sonacasts si tu as aimé ce voyage. Peut-être que tu as aussi une histoire magique à inventer ou à raconter? Le monde est plein de surprises! Qui sait quelles merveilles nous attendent encore ensemble? À très bientôt, chers amis, pour de nouvelles découvertes et de jolis moments.

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