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Histoire

Hansel et Gretel

15 min7-9 ans

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Voici le début de l'histoire. L'histoire complète se trouve dans l'application Sonacast.

L'histoire

Introduction

Imaginez une forêt profonde et mystérieuse, où les arbres murmurent des secrets et où chaque chemin peut mener à une aventure incroyable. Aujourd'hui, nous allons suivre deux enfants courageux, Hansel et Gretel, dans un voyage rempli de défis et de découvertes. Préparez-vous à rencontrer une maison faite de pain d'épices, une drôle de vieille dame, et à découvrir comment l'ingéniosité peut toujours triompher. C'est une histoire magique qui vous attend!

Le Départ dans la Forêt

Un jour, dans une petite maison au bord de cette forêt immense, vivaient deux enfants adorables: Hansel et sa petite sœur Gretel. Ils aimaient jouer ensemble, rire aux éclats et inventer des jeux merveilleux. Mais, oh là là, la vie était parfois bien difficile. Il n'y avait pas toujours assez à manger pour tout le monde. Leurs parents, qui les aimaient de tout leur cœur, étaient très tristes de cette situation. Ils ne savaient plus comment nourrir leurs enfants. C'était un grand souci. Une nuit, Hansel n'arrivait pas à dormir. Il entendit ses parents parler doucement. Ils devaient prendre une décision très difficile. Hansel comprit qu'ils allaient devoir les emmener, lui et Gretel, loin dans la forêt. Mais Hansel était un petit garçon très malin! Il eut une idée brillante! Il se glissa discrètement hors de la maison et ramassa de tout petits cailloux blancs qui brillaient sous la lune. Il en remplit toutes ses poches, prêt pour le lendemain. Quand le soleil se leva, le papa et la maman dirent aux enfants: 'Venez avec nous, mes chéris, nous allons chercher de belles baies dans la forêt.' Hansel et Gretel marchèrent derrière eux, mais à chaque pas, Hansel laissait tomber un petit caillou blanc derrière lui, comme des étoiles sur le chemin. Gretel ne comprenait pas, mais elle faisait confiance à son grand frère. Ils allaient loin, de plus en plus loin dans la forêt profonde, là où les arbres étaient très hauts et où le chemin semblait s'effacer...

Le Chemin de Retour

Ils allaient loin, de plus en plus loin dans la forêt profonde, là où les arbres étaient très hauts et où le chemin semblait s'effacer. Après de longues heures de marche, sous le regard attentif des écureuils et le chant discret des petits oiseaux, ils arrivèrent à un endroit où les arbres formaient comme une grande salle verte. Le papa, l'air un peu triste, dit alors: 'Restez ici, mes enfants, et attendez-nous sagement. Nous allons chercher du bois un peu plus loin dans la forêt et nous reviendrons vous chercher quand nous aurons fini.' La maman ajouta avec une voix douce: 'Ne bougez pas de cet endroit, mes chéris. Nous serons de retour avant que le soleil ne se couche.' Puis, sans un mot de plus, les parents s'enfoncèrent dans les fourrés, leurs pas s'éloignant peu à peu jusqu'à ne plus faire aucun bruit. Hansel et Gretel s'assirent sur une mousse moelleuse, Gretel tenant fort la main de son grand frère. Le temps passa, lentement, très lentement. Le soleil, qui jouait à cache-cache entre les feuilles, commença à descendre, peignant le ciel de couleurs orange et violette. Gretel commença à s'inquiéter. 'Hansel,' dit-elle, la petite voix tremblante, 'nos parents ne sont toujours pas revenus. J'ai peur.' Hansel, lui, était brave. Il serra la main de sa petite sœur et dit: 'N'aie pas peur, petite Gretel! J'ai un secret. Regarde!' Il montra le chemin derrière eux. 'J'ai laissé des petits cailloux blancs tout le long de la route. Ils brillent comme des étoiles, et ils nous montreront le chemin du retour quand la lune se lèvera.' Gretel regarda son frère, les yeux ronds. Un petit sourire apparut sur son visage. Ils attendaient, blottis l'un contre l'autre, tandis que la forêt s'endormait doucement autour d'eux. La nuit arriva enfin, enveloppant tout d'une couverture sombre et mystérieuse. Mais ce n'était pas effrayant, car bientôt, la lune, ronde et brillante comme une perle, apparut dans le ciel. Et là, comme par magie, les petits cailloux blancs de Hansel se mirent à scintiller! Chacun, une petite lumière sur le tapis de feuilles, montrait le chemin, comme une traînée d'étoiles tombées du ciel. 'Regarde, Gretel!' s'écria Hansel, se levant aussitôt. 'C'est notre chemin!' Ils se mirent en route, suivant chaque petit point lumineux. Le vent soufflait doucement entre les arbres, comme s'il les encourageait. Hansel et Gretel marchaient pas à pas, leurs petits pieds fatigués mais leurs cœurs pleins d'espoir. Ils passèrent devant l'arbre au hibou endormi, devant le ruisseau qui chantonnait et devant le vieux chêne qui ressemblait à un géant. La forêt semblait moins effrayante maintenant, avec ces petites lumières pour les guider. Ils marchèrent, marchèrent, sans jamais s'arrêter, la lune les suivant fidèlement dans le ciel. Et puis, alors que le premier rayon du matin pointait à l'horizon, ils virent une lumière familière. C'était leur maison! Petite et chaleureuse, elle les attendait. Ils coururent les derniers pas, ouvrirent la porte et se glissèrent à l'intérieur, épuisés mais heureux d'être de retour, sains et saufs, dans leur propre lit. Leur aventure dans la forêt était terminée, pour l'instant...

La Maison en Pain d'Épices

Leur aventure dans la forêt était terminée, pour l'instant... Mais hélas, la joie de Hansel et Gretel ne dura pas éternellement. Quelques jours plus tard, la faim revint frapper à la porte de leur petite maison, plus forte et plus insistante que jamais. Le père et la mère, le cœur lourd et les yeux remplis de larmes, ne savaient plus comment nourrir leurs enfants. Ils avaient cherché partout, mais il n'y avait plus rien à manger dans tout le village. La misère était profonde, et une idée terrible mais, à leurs yeux, inévitable, germa à nouveau dans l'esprit de la mère. Elle réussit à convaincre le père que la seule façon de sauver les enfants de la faim était de les emmener encore plus loin dans la forêt, espérant qu'ils trouveraient un autre chemin, une autre famille qui pourrait s'occuper d'eux, ou du moins qu'ils ne verraient pas leur lente disparition. C'était une décision déchirante, une décision que personne ne devrait jamais avoir à prendre. Les enfants, eux, entendaient les murmures de leurs parents la nuit, et Hansel, le petit malin, avait encore une fois un plan. Il se leva doucement du lit, sans faire de bruit, et glissa un petit morceau de pain dans sa poche. Il savait qu'il en aurait besoin. Au petit matin, les parents réveillèrent les enfants et leur dirent, d'une voix tremblante, qu'ils allaient chercher du bois, encore une fois, beaucoup de bois, très loin dans la forêt. Hansel et Gretel, bien qu'effrayés, firent semblant de ne rien savoir, et les suivirent. Cette fois, la forêt semblait plus sombre, plus épaisse, et les arbres étaient si grands qu'ils touchaient presque les nuages. Le père les emmena beaucoup, beaucoup plus loin que la dernière fois. Hansel, à chaque pas, laissait discrètement tomber des petits morceaux de son pain blanc sur le chemin. Il pensait que, comme les cailloux brillants, ces miettes les guideraient pour retrouver leur chemin. Ils marchèrent et marchèrent jusqu'à ce que le père s'arrête dans un endroit reculé, où même le soleil avait du mal à percer les feuilles. Il alluma un petit feu pour eux, leur donna un tout petit morceau de pain sec, et leur dit:... Attendez ici, mes petits. Nous allons chercher du bois encore plus loin. Ne bougez pas d'ici, nous reviendrons quand le soleil commencera à descendre. » La mère ajouta, le regard fuyant: « Oui, restez bien au chaud près du feu. » Puis, ils s'éloignèrent, leurs pas s'estompant rapidement dans l'épaisseur de la forêt. Hansel et Gretel restèrent assis, blottis l'un contre l'autre. Le feu crépitait doucement, projetant des ombres dansantes sur les arbres. La forêt autour d'eux semblait devenir de plus en plus silencieuse, comme si elle retenait son souffle. Les minutes s'étiraient, devenant des heures, et l'inquiétude grandissait dans le cœur des enfants. Le soleil, un grand disque orange et fatigué, commença sa lente descente derrière les arbres géants, peignant le ciel de couleurs pourpres et dorées. Gretel, les yeux ronds et humides, demanda: « Hansel, Maman et Papa reviennent bientôt, n'est-ce pas? » Hansel essayait d'être courageux, mais un petit frisson lui parcourait l'échine. « Bien sûr, Gretel. Ils doivent juste trouver un très gros arbre, tu sais, pour le grand feu que nous ferons ce soir. » Mais le soleil disparut complètement, laissant place à une obscurité épaisse et menaçante. Les ombres dansaient comme des monstres autour d'eux, et le doux crépitement du feu semblait maintenant minuscule et fragile face à l'immensité de la nuit. Gretel commença à pleurer, de grosses larmes roulant sur ses joues. « Ils ne reviendront pas, Hansel! Ils nous ont abandonnés! » Hansel serra sa sœur contre lui, son petit cœur battant la chamade. « Non, non, Gretel, ne pleure pas. J'ai un plan, tu te souviens? Les miettes de pain! Elles nous guideront pour retrouver notre chemin. » Il se leva, tenant fermement la main de Gretel. « Viens, nous allons suivre le chemin des miettes. » Ils s'éloignèrent du feu, s'enfonçant dans le noir. Les arbres étaient si denses qu'ils ne laissaient passer aucune lumière des étoiles ou de la lune. Hansel baissait les yeux, cherchant les petits éclats blancs de pain. Mais, à sa grande horreur, il ne vit rien. « Les miettes… elles ont disparu! » Gretel renifla. « Quoi? Mais comment est-ce possible? » « Les oiseaux! » s'exclama Hansel, la voix pleine de désespoir. « Les petits oiseaux de la forêt ont tout mangé! » Sans les miettes de pain, ils étaient perdus, complètement perdus, au milieu de cette forêt immense et effrayante. La peur les saisit comme une main glacée. Ils marchèrent un peu, trébuchant sur les racines et les cailloux, appelant leurs parents, mais seul l'écho de leurs propres voix leur répondait. Le vent soufflait entre les branches, faisant des bruits étranges, comme des chuchotements. Des yeux brillants semblaient les observer depuis l'obscurité. Gretel frissonna. « J'ai peur, Hansel. » Hansel, malgré sa propre terreur, essaya de paraître fort pour sa petite sœur. « Tiens-moi la main, Gretel. Nous allons nous serrer l'un contre l'autre. » Ils trouvèrent un grand arbre avec une cachette de racines et s'y blottirent, frissonnant de froid et de peur. La nuit fut longue et terrible. Chaque craquement de brindille, chaque bruissement de feuille les faisait sursauter. Ils ne purent fermer l'œil, attendant avec anxiété les premiers rayons du soleil. Enfin, après ce qui leur sembla une éternité, une pâle lumière grise filtra à travers les branches. Le jour était revenu! Épuisés mais pleins d'un nouvel espoir, ils se levèrent et recommencèrent à marcher, sans savoir où ils allaient. Ils avaient faim, si faim que leurs ventres gargouillaient. Ils marchèrent et marchèrent, à travers des buissons épineux et des sentiers moussus. La forêt semblait ne jamais finir. Et puis, soudain, une odeur merveilleuse et sucrée chatouilla leurs narines. Une odeur de gâteau, de miel et de pain d'épices! « Tu sens ça, Hansel? » dit Gretel, les yeux brillants. « Ça sent si bon! » Hansel renifla l'air. « Oui! C'est la plus délicieuse odeur que j'aie jamais sentie! » Ils suivirent l'odeur, qui devenait de plus en plus forte, de plus en plus alléchante. Ils poussèrent quelques buissons et, là, devant eux, se tenait une petite maison, pas comme les autres maisons. C'était une maison faite de pain d'épices, avec un toit en gaufrettes croustillantes, des fenêtres en sucre d'orge et des volets en chocolat! Tout autour, des bonbons multicolores décoraient les murs, et le chemin menant à la porte était parsemé de petits gâteaux. Leurs yeux s'écarquillèrent de surprise et de joie. « Une maison en pain d'épices! » s'écria Gretel. « C'est un rêve! » Sans réfléchir un instant de plus, ils se précipitèrent vers la maison. Hansel arracha un morceau du toit en gaufrettes, et Gretel croqua dans un volet en chocolat. C'était délicieux, le meilleur qu'ils aient jamais goûté! Ils mangeaient avec avidité, leurs petites mains agrippant des morceaux de cette maison magique. Clic-clac, crounch, miam! Ils n'avaient jamais été aussi heureux, oubliant un instant leur peur et leur solitude. Mais alors qu'ils étaient en train de dévorer un morceau de mur en pain d'épices, la porte de la maison s'ouvrit doucement. Une voix douce et mielleuse, mais qui cachait une pointe de quelque chose d'étrange, se fit entendre de l'intérieur: « Ah, ah, ah! Qui croque ainsi ma petite maisonnette? »

La Sorcière et la Ruse de Gretel

Une vieille femme, vêtue d'une robe sombre et coiffée d'un fichu pointu, apparut sur le seuil. Elle avait l'air un peu courbée et ses yeux étaient à moitié cachés derrière de grosses lunettes. « Oh, mes chers petits! » dit-elle en faisant un grand sourire qui montra une seule dent un peu jaune. « Entrez, entrez donc! Ne restez pas dehors dans le froid. Je suis si seule ici, et vous avez l'air si affamés! » Hansel et Gretel, tout à fait surpris et un peu apeurés par cette apparition soudaine, mais aussi tellement, tellement affamés, ne purent résister. La vieille dame leur tendit la main, et sa peau était étrangement froide et ridée. Elle les fit entrer dans sa petite maison, et oh là là! L'intérieur était encore plus merveilleux que l'extérieur. Des gâteaux de toutes les couleurs sur la table, des confitures qui brillaient, du lait chaud qui fumait dans de grandes tasses en bois. Il y avait même des jouets en pain d'épices accrochés aux murs et un feu joyeux qui crépitait dans la cheminée. « Asseyez-vous, mes petits cœurs, » dit la vieille femme, en les poussant doucement vers une grande table. « Mangez à votre faim! Il y en a pour tout le monde. Vous avez dû faire un long voyage. » Hansel et Gretel n'hésitèrent pas une seconde. Ils se jetèrent sur la nourriture, mangeant comme ils n'avaient jamais mangé de leur vie. Le pain était moelleux, les gâteaux étaient sucrés, et le lait chaud réchauffait leurs petits estomacs. Après ce festin incroyable, la vieille femme leur montra deux lits douillets, couverts de couvertures en plumes et d'oreillers moelleux. « Reposez-vous bien, mes chéris, » dit-elle, sa voix devenant un peu plus rauque. « Demain, nous verrons ce que nous allons faire. » Les enfants étaient si fatigués qu'ils s'endormirent avant même qu'elle ait fini de parler, bercés par la chaleur du feu et le ventre plein. Ils rêvèrent de bonbons et de chocolat, oubliant un instant la forêt sombre et leurs soucis. Mais le lendemain matin, quand le soleil se leva et filtra par les fenêtres en sucre, quelque chose avait changé. La vieille femme n'avait plus l'air si gentille. Son sourire avait disparu, et ses yeux brillaient d'une lumière étrange. Elle saisit Hansel par le bras, « Debout, paresseux! Fini de dormir! Tu vas me faire plaisir maintenant. » Hansel, encore à moitié endormi, ne comprit pas. La vieille femme le traîna dehors, où se trouvait une petite cage en bois. « Entre là-dedans! » ordonna-t-elle. Hansel était terrifié. Il essaya de se débattre, mais la vieille femme était étonnamment forte pour son âge. Elle le poussa dans la cage et claqua la porte. « Ha ha ha! Tu es trop maigre, mon petit! Il va falloir que je te gave un peu avant de pouvoir te manger! » Gretel, qui avait tout vu depuis la porte, poussa un cri d'horreur. Son petit frère était prisonnier! La vieille femme se tourna vers elle, son visage maintenant dur et méchant. « Quant à toi, fillette, » dit-elle, « tu vas travailler pour moi! Tu vas cuisiner, nettoyer, et surtout, tu vas préparer les meilleurs plats pour ton frère, car je veux qu'il devienne bien dodu! » Et c'est ainsi que commença la triste vie de Hansel et Gretel chez la sorcière, car oui, c'était une sorcière, et une très méchante! Hansel était enfermé dans la cage, ne mangeant que les meilleurs mets, mais il était prisonnier. Gretel, elle, devait tout faire: balayer le sol, laver la vaisselle, allumer le feu, et surtout, cuisiner pour Hansel. Chaque jour, elle pleurait en secret, mais elle savait qu'elle devait être forte pour son frère. La sorcière était très impatiente. Chaque matin, elle venait devant la cage de Hansel et lui disait: « Montre-moi ton doigt, mon petit! Je veux voir si tu grossis! » Mais la sorcière avait une très mauvaise vue. Ses yeux étaient si faibles qu'elle ne voyait presque rien sans ses lunettes, et même avec, elle ne distinguait pas très bien. Hansel, qui était un petit garçon très malin, avait remarqué cela. Un jour, pendant que Gretel lui apportait son repas, il lui souffla un secret. « Gretel, la sorcière ne voit pas bien. Chaque fois qu'elle me demande de montrer mon doigt, je vais lui tendre un petit os de poulet que j'ai trouvé! Elle pensera que c'est mon doigt tout maigre! » Gretel hocha la tête, un petit sourire triste sur les lèvres. Et c'est exactement ce qu'Hansel fit. Chaque matin, quand la sorcière demandait: « Montre-moi ton doigt, petit gras! », Hansel tendait à travers les barreaux un petit os de poulet. La sorcière tâtait l'os, et fronçait les sourcils. « Toujours aussi maigre! » grognait-elle. « Il faut que tu manges plus! » Et elle ordonnait à Gretel de préparer encore plus de délicieuses choses pour Hansel. Les jours passaient, et la sorcière devenait de plus en plus en colère. Elle frappait du pied et criait: « Je n'en peux plus d'attendre! Ce petit n'engraisse jamais! » Gretel, elle, travaillait sans relâche, mais son esprit tournait. Elle cherchait un moyen de s'échapper, de sauver son frère. Elle observait la sorcière, ses habitudes, ses faiblesses. Un matin, la sorcière, rouge de colère, décida que c'en était assez. « Demain, » dit-elle à Gretel, ses yeux brillants d'une fureur froide, « nous allons cuire Hansel! Qu'il soit gras ou maigre, je le mangerai! Va chercher du bois et allume le four! Je veux qu'il soit bien chaud pour demain matin! » Gretel sentit son petit cœur se serrer. C'était la fin! Elle courut dans la forêt chercher du bois, les larmes aux yeux. Mais en chemin, une idée germa dans son esprit. Une petite graine d'espoir. Elle devait être aussi maline que son frère. Le lendemain matin, avant l'aube, la sorcière se leva, son estomac gargouillant d'envie. Elle attrapa Gretel et la traîna jusqu'à l'immense four à pain. « Monte dans le four et regarde si le pain est bien cuit! » ordonna-t-elle. Mais Gretel savait que la sorcière voulait la pousser à l'intérieur et refermer la porte pour la faire cuire elle aussi! Gretel, ses yeux baissés, dit: « Je ne sais pas comment faire, Madame la Sorcière. Comment faut-il regarder si le four est assez chaud? Je n'ai jamais fait ça. » La sorcière, agacée par ce qu'elle pensait être la stupidité de la petite fille, grogna: « Imbécile! » Elle ouvrit grand la porte du four, et la chaleur s'en échappa en une vague brûlante. « Regarde! » dit-elle en se penchant, la tête et le haut du corps à l'intérieur du four. « Il faut juste se pencher comme ça pour voir si c'est bien chaud et si le pain est doré! » C'était l'occasion que Gretel attendait. Sans hésiter, elle donna une grande poussée à la sorcière. La vieille femme déséquilibrée bascula entièrement dans le four brûlant. Gretel referma la porte en fer avec un grand « CLANG! » Puis, elle courut verrouiller la porte avec le gros loquet. La sorcière poussa des cris terribles à l'intérieur, mais Gretel n'écouta pas. Elle savait que c'était le seul moyen de sauver Hansel et elle-même. Avec un soupir de soulagement, Gretel courut vers la cage de Hansel. Elle trouva la clé accrochée à la ceinture de la sorcière, qui était tombée quand elle l'avait poussée. Ses mains tremblaient, mais elle réussit à ouvrir le petit cadenas. « Hansel! Nous sommes libres! » Hansel sortit de la cage, un peu pâle et maigre, mais vivant! Il serra fort sa petite sœur dans ses bras. « Oh, Gretel, ma brave sœur! Tu m'as sauvé! » Ils étaient tous les deux si heureux, si soulagés, qu'ils dansèrent un petit pas de joie dans la cuisine de la sorcière. Puis, Gretel, qui était toujours aussi maligne, se rappela quelque chose. « Hansel, » dit-elle, « j'ai vu la sorcière cacher des choses précieuses. Regarde! » Elle montra un coffre sous le lit de la sorcière. Ils l'ouvrirent et leurs yeux s'écarquillèrent. Le coffre était rempli de perles brillantes, de diamants étincelants et de pièces d'or qui scintillaient! « C'est un trésor! » s'exclama Hansel, en ramassant une poignée de pièces. « Nous sommes riches! » Ils remplirent leurs petites poches avec autant de bijoux qu'ils purent en transporter. Ils se dirent que c'était une juste récompense pour toute la peur et la peine qu'ils avaient endurées. Sans un regard en arrière, ils quittèrent la maison en pain d'épices, laissant derrière eux les murs sucrés et le terrible four. Ils coururent à travers le jardin, puis s'engagèrent dans la forêt. Cette fois, ils n'avaient plus peur. Ils avaient le cœur rempli d'espoir et leurs poches pleines d'or. Ils devaient maintenant retrouver le chemin de leur maison, mais ça, c'est une autre partie de notre histoire. Ils s'éloignèrent, main dans la main, le soleil commençant à réchauffer doucement la forêt. Le chemin était encore long, mais ils étaient ensemble, et c'est ce qui comptait le plus.

Outro

Et c'est ainsi que se termine notre histoire de Hansel et Gretel. Merci beaucoup d'avoir voyagé avec nous dans ce monde magique! J'espère que vous avez aimé cette aventure. N'hésitez pas à faire part de vos commentaires à Sonacasts, nous adorons vous lire. Qui sait, peut-être que la prochaine histoire sera inspirée par vous? En attendant, continuez d'explorer le monde merveilleux des contes, ou inventez les vôtres! À très bientôt pour de nouvelles péripéties et de doux rêves. Au revoir!

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