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Histoire

Fables de La Fontaine – Volume 4

15 min7-9 ans

Écouter le début

Voici le début de l'histoire. L'histoire complète se trouve dans l'application Sonacast.

L'histoire

Introduction

Bonjour, petits amis! Avez-vous déjà imaginé des arbres qui parlent, des animaux qui rient, et des leçons cachées dans de merveilleuses histoires? Aujourd'hui, nous allons ouvrir un livre très spécial, rempli de sagesse et d'aventure. Préparez-vous à rencontrer un chêne fier, une laitière rêveuse, et un lion pas si féroce. Bienvenue dans les Fables de La Fontaine – Volume 4, où chaque conte est une petite étincelle de magie! Écoutez bien, l'aventure commence.

Le Chêne et le Roseau

Notre première histoire nous emmène au bord d'une rivière, là où vivait un très, très vieux Chêne. Il était grand, fort, et ses branches semblaient vouloir toucher les nuages. À ses pieds, juste au bord de l'eau, poussait un petit Roseau, tout fin et tout doux. Un jour, le Chêne regarda le Roseau et dit: « Pauvre Roseau, tu es si faible! Le moindre souffle de vent te fait plier. Moi, je tiens bon, je ne bouge jamais. Je suis le roi de la forêt! » Le Roseau répondit: « Il est vrai que je suis petit et que je me plie au vent. Mais peut-être est-ce ma force, justement. Je cède pour ne pas rompre. » Et puis, un orage terrible arriva! Le vent se mit à souffler très fort, les arbres pliaient, les éclairs illuminaient le ciel. Le Chêne, fidèle à lui-même, tenta de résister de toutes ses forces. Il se raidit, il lutta, il ne voulait pas céder. Mais le vent était trop puissant. Avec un grand craquement, le Chêne majestueux fut arraché et tomba lourdement. Pendant ce temps, le petit Roseau, lui, s'était penché, encore et encore, suivant le mouvement du vent. Quand l'orage fut passé, le Roseau se redressa, tout joyeux et intact. Il avait compris que parfois, il faut savoir s'adapter pour ne pas tout perdre.

La Laitière et le Pot au lait

Alors que le petit Roseau se redressait, heureux et léger, sous le soleil revenu, dans un autre coin de la campagne, une jeune fille nommée Perrette s'apprêtait pour son voyage quotidien. Elle portait, elle aussi, quelque chose de précieux sur sa tête. Perrette était une laitière, et ce matin-là, elle marchait d'un pas vers le marché du village. Sur sa tête, bien équilibré, il y avait un grand pot de lait frais. Oh, ce n'était pas n'importe quel lait! C'était le plus crémeux et le plus délicieux, tout juste tiré de sa vache, Marguerite. Perrette marchait, et à chaque pas, son imagination s'envolait, plus vite que les petits oiseaux. Elle pensait au lait qu'elle allait vendre. « Avec l'argent de ce bon lait, » se disait-elle, « j'achèterai des œufs! Et de ces œufs naîtront de beaux petits poussins jaunes. Qu'ils seront mignons! » Perrette souriait à cette pensée. Puis, elle continua son rêve. « Quand mes poussins seront de belles poules, je les vendrai. Et avec l'argent des poules, j'achèterai... un petit cochon! Oui, un petit cochon rose et dodu! Je le nourrirai bien, et je le vendrai aussi. » Ses yeux brillaient d'excitation. « Et avec l'argent du cochon, je pourrai enfin m'acheter la plus belle des vaches! Une vache qui me donnera encore plus de lait. Et cette vache aura un veau, puis un autre, et ma ferme sera remplie d'animaux joyeux! Je serai la plus riche des laitières, et je pourrai me promener comme une vraie dame! » Perrette était tellement absorbée par ses merveilleux projets, qu'elle ne regardait plus où elle mettait les pieds. Elle imaginait déjà le veau sautillant autour d'elle, et dans un élan de joie pure, elle fit un petit bond. Un tout petit bond... Mais hélas! Le pot de lait, qui n'était tenu que par l'équilibre, vacilla, puis bascula... et tomba! Il s'écrasa sur le chemin, et tout le lait blanc s'épandit sur la terre, disparaissant. Adieu, les œufs! Adieu, les poussins! Adieu, le cochon et la belle vache! Tous les jolis rêves de Perrette s'étaient envolés avec le lait. La pauvre laitière, assise sur le chemin, regardait son pot cassé. Elle avait appris une leçon ce jour-là: il ne faut pas imaginer toutes les belles choses que l'on va faire avec l'argent, avant même d'avoir vendu le lait! Il faut être attentif au présent.

Le Lion et le Moucheron (Partie 1)

Notre histoire nous emmène dans un endroit où il faut faire attention à qui l'on défie! Préparez-vous à rencontrer un roi… un roi très puissant! Imaginez la jungle, ses arbres géants, ses lianes et ses fleurs éclatantes. Au milieu, qui voyez-vous se pavaner avec une démarche assurée? C'est le Roi! Le Lion, avec sa crinière dorée qui brille comme le soleil d'Afrique. Ses pattes font trembler la terre, ses griffes sont acérées. Son rugissement est si puissant qu'il fait fuir les éléphants et les rhinocéros les plus têtus! Ce Lion, était fier. Très fier. Il se sentait invincible. Nul n'osait le déranger. Quand il marchait, les animaux se cachaient. Quand il dormait, la forêt retenait son souffle. Il était le chef incontesté, le plus fort, le plus craint. Il ne manquait de rien, pensant qu'aucune créature ne pourrait le contrarier ou lui faire le moindre mal. Mais dans cette même jungle, vivait une toute petite créature. Si petite que vous ne l'auriez même pas remarquée. C'était un Moucheron. Le genre de petite bête qui fait "bzzz, bzzz" et qu'on chasse d'un revers de main sans y penser. Ce moucheron n'avait pas de crinière dorée, ni de rugissement effrayant. Les autres animaux ne lui prêtaient aucune attention. C'était juste un moucheron. Un beau jour, notre grand Lion dormait paisiblement sous un baobab. Le soleil filtrait à travers le feuillage. Le Lion ronronnait doucement. Soudain, un petit "bzzz, bzzz" se fit entendre, juste à côté de son oreille. Le Lion ouvrit un œil, agacé. Un moucheron! Quelle insolence de troubler le repos de Sa Majesté! The Moucheron, loin d'être intimidé, s'approcha. "Hé! Toi, le grand Lion!" dit-il, sa voix minuscule mais claire. "Je te déclare la guerre! Oui, à toi! Le roi de la jungle! Je ne te crains pas! Je suis plus fort que toi, et je vais te le prouver!" Le Lion, ouvrit les deux yeux. Un moucheron, un minuscule moucheron, qui osait lui déclarer la guerre? C'était une blague! Il secoua sa crinière, pensant que l'insecte s'en irait. Mais le Moucheron resta là, les petites pattes sur les hanches, prêt à en découdre! "Toi? Plus fort que moi?" rugit le Lion,. "Mais qui es-tu, petite chose insignifiante, pour oser me défier? Je pourrais t'écraser avec un seul doigt de patte! Retourne bourdonner avant que je ne t'apprenne le respect!" Le Moucheron, répondit: "Tes griffes? Tes dents? Ton rugissement? Tout cela m'est égal! Je vais te montrer de quoi je suis capable!" Et sans attendre, il se lança à l'attaque! Il ne se jeta pas sur la gueule du Lion, il était trop malin. Il se dirigea droit vers le nez du Lion, ce gros nez rose et humide, si sensible! "Bzzz, bzzz!" Et hop! Une petite piqûre, juste là, au bout du nez! "Aïe!" Le Lion sursauta,. Il essaya de chasser le Moucheron avec une patte. "Va-t'en, sale bête!" Mais le Moucheron était trop rapide et agile. Il volait en zigzag. Le Lion,, frappa sa propre patte sur son nez. "Oh, mais tu vas voir!" Mais le Moucheron était déjà ailleurs. Il volait autour de sa tête. "Bzzz, bzzz, bzzz!" Cette fois, il se posa sur l'oreille du Lion, et "Pik!" Une autre piqûre, insupportable! "Aaaah!" Le Lion rugit de douleur et de fureur. C'était insupportable! Ses grandes griffes étaient inutiles. Il se griffait lui-même en essayant de l'atteindre, sa patte s'abattant sur son museau, puis son oreille, le faisant saigner. Le Moucheron continuait sa danse, piquant ici, puis là, sans répit. Le Lion, de plus en plus en colère et frustré, se mettait à tourner en rond. Il cognait sa tête contre les arbres, se roulait par terre. Mais le Moucheron, était toujours là, toujours plus rapide, toujours plus agile. "Bzzz, bzzz, bzzz! Tu n'es pas si fort que ça, Lion! Tu ne peux même pas me toucher!" La rage du Lion grandissait. Son pelage était ébouriffé, ses yeux lançaient des éclairs. Il avait l'air ridicule. Tous les animaux de la jungle, cachés, se demandaient ce qui se passait. Ils voyaient le grand Roi Lion se battre contre… rien! Juste le Lion se débattant seul, se causant du tort. Le Moucheron poursuivait son attaque sans relâche. Il piquait le Lion sur ses paupières, sous son nez, entre les poils de sa crinière. Le Lion,, ne savait plus où donner de la tête. Il frappait l'air, mordait l'air, se cognait. Il saignait un peu. Sa fierté, son repos, tout était ruiné par ce minuscule moucheron. Lui, le puissant Lion, humilié par un simple insecte! C'était impensable! Et pourtant, c'était ce qui se passait sous les yeux de la jungle entière. Le Moucheron, petit mais vaillant, avait transformé le roi en un géant agité, frustré et blessé. Le Lion était à bout. Épuisé de se débattre. Son corps endolori par ses propres coups, la tête lui tournait. Chaque piqûre était une torture. Il avait chaud, soif, et surtout, il était incroyablement vexé par cette humiliation. Son visage, d'habitude si majestueux, était couvert de griffures et de morsures, et ses yeux reflétaient une colère impuissante. Le Moucheron, volait toujours, sonnant sa trompette de la victoire à chaque piqûre. Il riait de la fureur impuissante du grand animal. Le duel était loin d'être terminé, mais le Moucheron avait clairement l'avantage. Le Lion ne savait plus quoi faire. Il était piégé par sa taille et son impuissance face à un ennemi qu'il ne pouvait ni voir, ni attraper. C'est ainsi que notre Lion, le roi de la jungle, se retrouva en bien mauvaise posture face à un adversaire inattendu. Mais que va-t-il se passer ensuite? Le Moucheron va-t-il vraiment réussir à vaincre le grand Lion? Et si oui, quelle sera la leçon de cette histoire? Nous le saurons très bientôt!

Le Lion et le Moucheron (Partie 2)

Alors, le petit Moucheron, qui n'avait peur de rien, s'est envolé droit vers le grand Lion. Le Lion, lui, était encore en train de grogner de colère, sans vraiment croire qu'un si petit insecte allait oser le défier. Mais le Moucheron, oh que oui, il allait oser! Il a commencé à bourdonner, "Bzzzzzzzzzz! Bzzzzzzzzzz!" un son aigu et perçant, juste à côté de l'oreille géante du Lion. Le Lion, qui était habitué au silence de la forêt quand il faisait sa sieste, a froncé les sourcils. "Quoi? Qui ose me déranger?" a-t-il rugi, cherchant l'origine de ce bruit agaçant. Le Moucheron, malin comme un singe, n'a pas attendu. Il a plongé droit vers le nez du Lion! Imaginez, le nez rose et humide du Lion! Le Lion a éternué un grand "ATCHOUM!" si fort que les feuilles des arbres voisins ont tremblé. Mais le Moucheron ne s'est pas arrêté là. Il a piqué le nez du Lion! Ouch! Ça, ça n'avait jamais été fait auparavant! Le Lion a bondi sur ses pattes, "Mais c'est insupportable! Je vais t'écraser, misérable petite chose!" Il a essayé de l'attraper avec ses énormes pattes, griffes dehors. Une, deux, trois fois... mais le Moucheron était bien trop rapide! Il virevoltait autour de sa tête, puis de son oreille, puis de sa joue. Le Lion tapait, griffait, mais il ne touchait que l'air! Ses propres griffes, si puissantes et si acérées, ne faisaient que le blesser lui-même! Il s'est donné un grand coup sur l'oreille, puis une autre sur le museau. Des petites gouttes de sang ont commencé à apparaître sur sa belle fourrure dorée. Le Moucheron, lui, continuait de bourdonner et de piquer, tantôt sur la paupière du Lion, tantôt sur le bout de sa queue. Le Lion était épuisé! Il avait beau être le roi de la jungle, il n'arrivait pas à se débarrasser de ce minuscule ennemi. Il haletait, sa langue pendait, et ses yeux, d'habitude si fiers, étaient maintenant remplis de fatigue et de confusion. Comment une si petite créature pouvait-elle le rendre si impuissant? Finalement, après une longue et épuisante bataille où le Lion s'était blessé tout seul, gratté, mordu par frustration, le Lion s'est effondré sur le sol. Il était vaincu. Oui, le grand, le terrible, l'invincible Lion avait été battu par un tout petit Moucheron! Il ne rugissait plus. Il ne grognait plus. Il était juste là, étendu, soufflant fort, et le cœur lourd. Il se sentait honteux d'avoir été vaincu par un être si minuscule. Alors, le Moucheron, tout content de sa victoire, a entamé un tour d'honneur! "Bzzzzzzzzzz! J'ai gagné! J'ai gagné!" Il bourdonnait plus fort que jamais, comme s'il jouait une trompette de la victoire. Il volait en zigzag, de droite à gauche, de haut en bas, se pavanant devant les arbres silencieux de la forêt. Les autres animaux, qui s'étaient cachés pendant le combat, n'en croyaient pas leurs yeux. Le Lion avait vraiment perdu! Et le Moucheron, lui, il était le plus fier de tous les animaux de la forêt! Il était tellement, tellement fier qu'il ne faisait plus attention à rien d'autre. Il ne regardait pas où il allait. Il ne pensait qu'à sa magnifique victoire. Il continuait de bourdonner "Bzzzzzzzzzz! Personne ne peut me battre! Je suis le plus fort!" Il était si absorbé par son propre triomphe qu'il ne vit pas ce qui se trouvait juste devant lui. Une toile d'araignée! Oui, une toile fine et brillante, tendue entre deux branches, qui attendait juste un petit imprudent. Le Moucheron est entré dedans sans s'en rendre compte. "Oh oh!" a-t-il fait en se sentant tiré en arrière. Ses petites ailes, qui venaient de voler si vite pour vaincre le Lion, se sont retrouvées collées dans les fils poisseux de la toile. Il a essayé de se débattre, de s'envoler, mais plus il bougeait, plus il s'enfonçait dans cette prison collante. "Aidez-moi! Je suis pris!" a-t-il crié. Mais le Lion, lui, était trop loin, et de toute façon, il n'aurait probablement pas aidé le Moucheron qui venait de le battre. Et là, d'un petit trou dans le tronc d'arbre, une ombre est apparue. C'était l'araignée! Une araignée ni très grande ni très petite, mais avec des yeux brillants et des pattes velues. Elle s'est approchée de sa prise, de plus en plus près. Le Moucheron, qui venait de prouver qu'il était le plus courageux face au roi de la jungle, s'est retrouvé terrifié par cette petite créature. Il avait vaincu le puissant Lion, mais il ne pouvait rien faire contre l'araignée et sa toile. Et voilà comment le petit Moucheron, qui avait vaincu le grand Lion, s'est fait attraper et manger par une simple araignée. C'est une histoire un peu triste pour le Moucheron, n'est-ce pas? Mais les fables sont là pour nous apprendre des choses importantes. Cette histoire nous apprend deux grandes leçons. La première, c'est que même les plus petits peuvent être très, très forts. Le Moucheron était minuscule, mais il était courageux, intelligent, et rapide. Il n'a pas eu peur du grand Lion, et il a su utiliser ses propres forces pour gagner. Donc, n'oubliez jamais que même si vous êtes petit, vous avez en vous des forces et des talents uniques! Mais la deuxième leçon est tout aussi importante, surtout pour le petit Moucheron qui était si fier. Quand on gagne, quand on fait quelque chose de super, c'est bien d'être content. Mais il ne faut jamais être trop fier, tellement fier qu'on oublie d'être prudent. Le Moucheron était tellement rempli de sa victoire contre le Lion qu'il n'a pas vu la toile d'araignée. Il pensait qu'il était invincible. Et même si on bat le plus grand des animaux, il y a toujours d'autres petits dangers. Il faut toujours rester attentif et ne jamais se sentir trop grand ou trop fort pour tout. La modestie et la prudence sont de grands amis, même pour les petits Moucherons. Alors, rappelez-vous bien de cette drôle d'histoire du Lion et du Moucheron, et des leçons qu'elle nous offre. N'est-ce pas merveilleux d'apprendre en s'amusant?

Au revoir des Fables

Et voilà, notre voyage au pays des fables se termine ici pour aujourd'hui! J'espère que vous avez bien ri et beaucoup appris avec nos amis les animaux. Merci infiniment d'avoir écouté ce volume des Fables de La Fontaine. Si vous avez des idées ou des questions, n'hésitez pas à en parler à Sonacasts. Qui sait, peut-être qu'un jour vous inventerez des histoires encore plus merveilleuses! Continuez à rêver, à imaginer. À très bientôt pour de nouvelles aventures et de joyeuses découvertes!

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